Explications sur les fresques


Chers frères et soeurs en Christ,

Jean-Baptiste Garrigou, peintre orthodoxe, nous a fait l'immense joie durant son séjour en Corse, de représenter par des fresques, le Christ glorieux, les deux Saints patrons Pierre et Paul, Sainte Marie et Saint Jean-Baptiste, ainsi que les archanges Michel et Gabriel, grâce à son talent reconnu d’iconographe.

Afin de comprendre la démarche spirituelle qui accompagne la réalisation des fresques dans le chœur de notre église paroissiale, nous vous invitons à lire les explications ci-après données par Jean-Baptiste Garrigou, ainsi qu'à visionner la vidéo sur notre pagefacebook :

https://www.facebook.com/348156545373561/videos/vb.348156545373561/423679541154594/?type=2&theater


"Le Christ en gloire avec Saint Pierre et Paul et la composition s’est achevée avec la présence de la Vierge Marie, Saint Jean Baptiste et les deux Archanges Michel et Gabriel.
Avant tout il faut savoir que l’image dans la tradition chrétienne n’est pas un décor, on n’a pas fait simplement une peinture (ça fait partie mais ce n’est pas l’objectif principal) pour décorer et valoriser le chœur, c’est avant tout l’affirmation d’une réalité, celle de la Résurrection des corps à laquelle nous croyons Chrétiens et qui est vécue de l’attente de la bonne nouvelle de l’Evangile c'est-à-dire la résurrection de la chair.
Le tombeau est vide et l’annonce des apôtres démarre par cette merveilleuse nouvelle de l’Evangile. Evangile se traduit par le mot « Bonne Nouvelle ».
Donc les images chrétiennes sont là pour affirmer cette conviction qui fait partie d’une particularité de la foi chrétienne par rapport aux autres religions, que le corps ressuscite et quand on représente, ça veut dire « rendre présent », en images ces personnes, d’une certaine manière on affirme cette conviction dans la résurrection du corps.
Le point principal de la composition au centre, c’est le Christ et justement il a été réalisé avec cette forme de Christ qui sort du tombeau comme de l’œuf, comme le cocon qui se transforme en papillon, avec la symbolique du cercle qui est l’expression de la perfection dans le langage symbolique de l’art sacré.
Donc la personne la plus parfaite dans cette composition c’est le Christ, qui est au centre et comme vous le voyez les Saints qui l’entourent, les anges et les apôtres ont aussi cette présence de la perfection sous le signe de l’auréole, cette forme circulaire qui est autour des têtes.
Ce symbole signifie que la personne rentre et atteint la perfection par la communion à Dieu.
Et le Christ lui est dans cette mandorle, cette révélation de la lumière, comme en sortant du tombeau, lui-même habillé avec des couleurs beaucoup plus lumineuses que les autres puisqu’il se révèle dans une certaine immatérialité du corps comme celle dans laquelle il apparaît à la sortie du tombeau, symbole d’un nouveau départ et la couleur bleue du vêtement du Christ -de sa robe- qui en symbolique est la couleur qui fait référence à l’humanité.
Donc le Christ dans ces couleurs est le verbe de Dieu qui a revêtu l’humanité et qui l’a portée dans sa gloire.
C’est pourquoi l’Evangile est la seule partie, au niveau de la géométrie qui sort du cercle.
Normalement un cercle doit rester parfait, c’est pour cela qu’aucune forme ne doit intervenir, mais quand il y a une forme d’expression symbolique, on peut sortir une forme du cercle et là en l’occurrence l’Evangile, qui est justement le principe même de la rencontre entre l’homme et Dieu.
Donc : Dieu se fait homme pour que l’homme devienne Dieu, donc il sort de sa perfection pour aller chercher l’humanité et la ramener dans sa perfection et c’est à travers l’Evangile.
C’est pour ça que les paroles qui sont inscrites «  Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » sont le chemin qui nous amène dans cette perfection du cercle.
C’est tout notre cheminement de chrétien qui est de participer à cette parole pour entrer dans la gloire et la perfection et la résurrection de la vie, pas de l’au-delà, mais de la vie du Ressuscité maintenant.
Alors on appelle cette composition une « Deisis », Deisis ça se traduit en grec par « intercession ».
Les personnages qui entourent le Christ sont dans cette attitude d’intercession, d’adoration, de contemplation, de révélation.
La prière du cœur, l’attitude ou l’étonnement qui nous habitent dans notre vie chrétienne : contempler le verbe pour pouvoir aller dans l’absolu.
Comme l’Eucharistie, c’est une contemplation et c’est une participation au corps et au sang du Christ qui nous permet de continuer à fonctionner dans la vie quotidienne, matérielle, donc l’attitude de contemplation c’est l’attitude première du chrétien.
Pourquoi Marie et Jean Baptiste ont les mains élevées tendues vers le verbe de vie, dans ce désir d’amour.
Marie a le geste à la fois d’intercession et de réception : elle accueille dans son sein le verbe de vie.
C’est pourquoi elle a une attitude d’humilité qui est particulier à sa personne tout au long de l’Evangile ; elle est très effacée et c’est pourquoi les couleurs assez profondes et assez soutenues marquent cette forme de la vie de Marie tout au long de l’Evangile.
Elle révèle le fils, mais elle n’est pas la lumière, elle est au service de la lumière comme Jean Baptiste dit « Je ne suis pas digne de te baptiser, je ne suis que le serviteur » qui est juste là pour révéler la lumière au monde.
Donc ces deux couleurs assez sombres de Marie et Jean Baptiste sont là pour justement marquer cette attitude et cette forme de service de la Gloire du Christ.
Les deux archanges, Michel et Gabriel, les chefs des armées célestes qui réunissent le monde invisible et le monde visible et qui sont là pour intercéder pour nous si on leur en fait la demande et qui participent à la liturgie invisible.
Dans la tradition chrétienne, la liturgie c’est l’Eucharistie et l’Eucharistie c’est une rencontre permanente entre Dieu et l’homme et nous on célèbre l’Eucharistie mais l’Eucharistie est célébrée par les anges de manière continuelle tout au long de l’intemporalité. Et nous, à un moment le Dimanche, le jour où on sort du temple, le huitième jour, on rentre dans cette Eucharistie et les anges, ici les archanges, sont dans l’attitude des célébrants, ils apportent les offrandes qui sont nos vies, le don de la vie pour participer au corps et au sang du Christ, car la Communion n’est pas simplement un moment où on reçoit cette rencontre eucharistique mais c’est un état qui nous transforme.
Et Gabriel a donc la patène dans laquelle il a les douze parcelles d’hosties qui font référence aux douze apôtres aux douze tribus d’Israël qui est le chiffre de l’accomplissement de la parole et Michel le sang du Christ, sachant que Michel est l’archange du combat et participer au sang, donner son sang ça veut dire aussi : un lien dans le feu de l’esprit.
Les ailes des anges sont expressément grandes et dynamiques parce que le mouvement des ailes symbolise l’action dans l’esprit, l’action violente, l’Evangile n’est pas fait pour les tièdes.
Donc il y a ce désir de combat, combat spirituel, que l’armure évangélique exprime.
Et Pierre et Paul, qui progressivement se sont retrouvés un peu sur les côtés, pendant toute l’année ils étaient intercesseurs, là maintenant, ils sont sur les côtés ; c’est la suite de l’annonce par la contemplation et par la révélation de l’action apostolique que nous mêmes nous avons à mener, donc affirmer  l’Evangile parce qu’on participe à cette réalité.
Je terminerai par ces quelques mots sur les couleurs : la couleur du vert c’est l’espérance, c’est le renouveau, c’est pourquoi la mandorle est associée à la couleur verte que Gabriel a à son manteau, parce qu’il fait l’annonce de ce Renouveau, et la Terre -le sol- c’est le mélange du feu, de la lumière et de l’espérance comme la terre de la Jérusalem Céleste, vers laquelle nous avançons."

Jean-Baptiste Garrigou


Vous pouvez également visiter le site de Jean-Baptiste Garrigou à l'adresse suivante : 

http://www.atelierdamascene.fr

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